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Saison 2025/26 : rondes 2 et 3 des interclubs |

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Nationale 4 - Ronde 2
Cette ronde 2 nous voyait affronter à domicile l’équipe de Pont-à-Mousson, PAM pour les intimes. La feuille de match nous mettait en ballotage favorable. Une situation où l’excès de confiance devient souvent l’adversaire le plus redoutable.

Les victoires successives de Christophe et Abdou nous mirent rapidement sur les bons rails, laissant présager un match plutôt tranquille. Mais ce fut loin d’être le cas, PAM manquant de très peu l’occasion de nous arracher le match nul.
Revenons à Christophe : sur une erreur de son adversaire, il gagna une pièce en milieu de jeu. Après un échange assez rapide de toutes les pièces lourdes, il fit ensuite fructifier ce gros avantage matériel en finale. Un dimanche après-midi plutôt tranquille pour lui…
Pour Abdou, la position fut longtemps équilibrée, avant que son attaque sur l’aile Dame ne fasse la décision : le Roi noir qui s’y était réfugié souffrait d’une grande solitude, privé de ses pions trop avancés pour le protéger et de ses pièces massées sur l’aile opposée, trop loin du théatre des opérations.
Dans la position suivante avec les Blancs au trait, saurez-vous comme Abdou trouver le coup “ouvre-boîte” ? (difficulté : *). Attention : il ne s’agit pas d’une combinaison, juste du meilleur coup dans la position.
Les Blancs au trait
Solution : [ avec 33. e4 les Blancs vont pénétrer de manière décisive dans le camp noir. L’activité de leurs pièces et l’extrême fragilité du Roi noir feront le reste. La partie se termina 9 coups plus tard.]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
Suivirent trois nulles, dont deux très jumelles : celles de Nathanaël et de Pablo. Les deux en 32 coups. Les deux avec un échange massif de pièces en milieu de jeu. Les deux avec une imprécision commise par nos joueurs aux alentours du 25e coup dont leurs adversaires n’ont pas su tirer profit. Les deux se terminant par un échec perpétuel de la Dame adverse.
La troisième nulle était celle de Nicolas, qui conclut la paix des braves après être passé à côté d’une combinaison complexe impliquant un sacrifice de Dame : autant dire que si vous n’êtes pas un super GMI ou Stockfish, vous n’envisagerez même pas le coup proposé par le logiciel. Donc pas de regrets à avoir…
Il y eut ensuite un faux-pas de Daniel : il se loupa complètement dans l’ouverture et se retrouva rapidement avec une pièce et un pion en moins. La suite ne fut plus qu’une longue agonie, son adversaire veillant au grain pour déjouer habilement les possibilités combinatoires qui auraient pu laisser un espoir de partage du point.
Les choses devenaient soudain moins claires quant à l’issue du match : à 2-1 et avec 2 parties encore en cours, toutes les éventualités restaient possibles. Olivier était plutôt en bonne posture sur l’échiquier, mais la position de Stéphane était très difficile.
La finale d’Olivier, même si gagnante selon Stockfish, restait très complexe, avec des pièces lourdes à l’action dans une position très ouverte, avec les deux Rois en plein courants d’air et avec un zeitnot qui ajoutait une forte pression. Autant dire que tout pouvait basculer en un instant d’un côté ou de l’autre. Olivier préféra finalement jouer la sécurité en proposant une répétition de coups à laquelle son adversaire ne tenta pas de se soustraire.
La partie décisive pour le score final se jouait donc sur le premier échiquier. En cas de victoire du joueur mussipontais, PAM arrachait in extremis le match nul. Plusieurs coéquipiers des 2 joueurs suivaient la partie avec attention, sans se douter qu’ils allaient assister à un petit mélodrame.
Au moment où Olivier avait conclu la nulle, Stéphane et son adversaire étaient en plein zeitnot mutuel dans une finale où le joueur de PAM avait un avantage gagnant, mais avec toutefois un Roi en position précaire que Stéphane menaçait de mater au moindre faux-pas des Noirs. La tension était palpable. Le joueur mussipontais, avec une Tour de plus, mais inactive pour le moment, manoeuvrait pour coincer le Roi de Stéphane. Il réfléchit sans plus trop se soucier de la pendule et … tomba au temps. Quand Stéphane le lui fit remarquer, il ne comprit pas tout d’abord, car ayant inscrit son dernier coup tout en bas de la feuille de partie, il pensait avoir atteint le 40e coup et croyait obtenir le rajout de 30 mn quand la pendule allait tomber à 0. Sauf que ces feuilles de partie (éditées par la Ligue Grand-Est, donc officielles) avait ceci de particulier que la première colonne de coups ne contenait que 36 coups, et non à 40. Quand il réalisa la chose, le joueur de PAM, submergé par la frustration, eut un accès de fureur, jeta une pièce par terre, demanda avec colère pourquoi on utilisait ces feuilles qui étaient du n’importe quoi, et sortit de la salle de jeu avec humeur. Il revint néanmoins peu après, calmé, s’excusa de son attitude, ramassa la pièce par terre, et signa les feuilles de partie. Il peut arriver à tout le monde de perdre ses nerfs, il faut juste s’en excuser après coup avec humilité, ce que tout le monde ne sait pas faire. Le joueur mussipontin a su le faire, il n’y a donc aucunement lieu de remettre en cause sa sportivité. Incident clôt. A noter enfin qu’au moment où il tomba au temps, il avait perdu son grand avantage et la position était redevenue objectivement nulle.
Cette victoire 3-1 nous maintenait en tête du classement du groupe.
D2 - Ronde 2
Pendant que l’équipe de N4 bataillait à domicile contre PAM, celle de Régionale 2 se déplaçait à Einville.

Comme lors de la première ronde, notre équipe s’imposa sur le score sans appel de 6-2. Andy et Benjamin firent le plein de points, quand Eric et Jules lachèrent chacun un point face au même joueur expérimenté de l’équipe adverse.
Une victoire qui permet à l’équipe de rester en tête du classement général, avec un départage très favorable.
Nationale 4 - Ronde 3
L’équipe se déplaçait à Stanislas-Echecs pour la 3e ronde. Selon la feuille de match, nous partions une nouvelle fois favoris.
Denis fut le plus rapide à dégainer. Dans une partie à sens unique, il gagna rapidement un pion (10e coup), puis une pièce (15e coup), puis 2 pions supplémentaires (22e et 23e coups) avant de créer un réseau de mat qui poussa son adversaire à l’abandon.
Olivier lui emboîta le pas. Son avantage fut un peu plus long à se dessiner, et se martérialisa d’abord sus la forme d’un pion, puis d’un second pion et de la précarisation du Roi adverse, ce qui obligea bientôt les Noirs à sacrifier leur Dame. La messe était dite, même si elle se poursuivit encore jusqu’au mat final.
Jean-Michel avait lui aussi déjà fait l’essentiel à ce moment-là. Son avantage était devenu écrasant, avec une pièce et un pion passé avancé de plus, il ne restait plus qu’à porter l’estocade en finale. Mais voilà, dans un moment de déconcentration, il joua le seul coup qu’il ne fallait pas, et… se retrouva mat le coup d’après. Une douloureuse expérience que nous avons déjà tous connu : celle de perdre une partie complètement gagnante. Restait à espérer que cela n’ait pas de conséquence sur le résultat final du match, le 3-0 attendu se transformant en 2-1 effectif.
Et bientôt en 2-2, Nathanaël ayant dû déposer les armes peu après la défaite de Jean-Michel. Après avoir perdu un pion à la sortie de l’ouverture, il ne vit pas venir, en milieu de jeu, une enfilade qui lui coûta une qualité. Il ne réussit pas à remonter ce handicap matériel, et préféra abandonner peu après dans une position désespérée.
Suivirent ensuite 2 nulles d’affilée aux 2 premiers échiquiers.
D’abord celle de Daniel, qui avec les Blancs avait dû faire face dès l’ouverture à un vicieux sacrifice de Fou sur f2. Les Noirs avaient obtenu beaucoup de jeu pour la pièce sacrifiée, amenant Daniel à redonner une qualité pour alléger la pression. Il finit par reprendre l’avantage, mais avait consommé beaucoup de temps pour y arriver. Le zeitnot lui fit accepter la répétition de coups proposée par son adversaire.
Ensuite celle de Stéphane, qui avait dû céder la qualité en milieu de jeu, mais avait néanmoins obtenu une compensation suffisante grâce à un pion passé arrivé en septième, qui empêcha les Noirs de pouvoir exploiter leur qualité supplémentaire. La nulle fut logiquement conclue.
Le score était à égalité, et il restait 2 parties encore en cours, celles des 2 Christophe. L’un des deux – le Ba – semblait gagnant, l’autre – le Be – semblait pouvoir obtenir la nulle sans trop de difficulté. Un scénario qui nous convenait parfaitement.
Christophe Ba avait, comme Stéphane, dû céder une qualité en milieu de jeu, mais elle était largement compensée par une phalange de pions centraux dont 2 étaient passés. Bien soutenus, leur avance pouvait s’avérer dévastatrice. Christophe manoeuvra habilement dans ce sens, et après avoir évité un dernier piège de mat, il put mener un pion à promotion, forçant l’abandon de son adversaire.
Le sort de l’équipe reposait donc sur les épaules de son capitaine Christophe Be qui ne devait surtout pas perdre. Il proposa la nulle dans une position de finale qui l’était objectivement, mais son adversaire la déclina dans l’espoir d’un coup du sort qui aurait pu lui permettre de sauver le match nul pour son équipe. Mais comme cela arrive souvent dans ces cas-là, il commit des imprécisions qui fragilisèrent son Roi, et Christophe put conclure l’affaire par un mat sur l’échiquier.
Saurez-vous le trouver dans la position suivante ? (difficulté : **)
Les Noirs jouent et font mat
Solution : [ avec 52. … Dd3+, 53. Rg4 (53. Rf4 g5+, 54. Rg4 f5+ 55. exf5 exf5#) f5+, 54. exf5 (54. Rf4 Fd6+, 55. e5 g5#) exf5+, 55. Rf4 (55. Rh4 g5#) Fd6#]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
La solitude de celui qui doit faire la décision…

Nous remportions donc le match sur le score de 4-2, nous maintenant dans le trio de tête à 9 points du groupe.
D2 - Ronde 3
L’équipe de Régionale 2 accueillait Vandoeuvre 8. Elle comptait faire aussi bien que lors des 2 rondes précédentes. Et elle réussit même à faire mieux !

Eric, Jules et Quentin s’imposèrent lors du premier round, mais Andy se fit surprendre par son adversaire et dut rendre les armes. Mais lors du second round, nos quatre joueurs firent le plein de points sans état d’âme.
Jules s’imposa donc dans ses 2 parties. La manière dont il y arriva fut assez curieuse.
Lors de sa première partie, la position suivante survint sur l’échiquier :
Les Noirs jouent et gagnent
Jules, qui avait les Noirs, joua le bon coup. Lequel ?
Solution : [ 10. … g5 prend le Fou blanc au piège. Après 11. Fg3 f4, la suite de la partie, le piège se referme et les Blancs doivent sacrifier le Fou par Fxf4. 11. Cxg5 hxg5, 12. Fxg5 était mieux pour les Blancs, qui restent néanmoins avec une pièce de moins.]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
Lors de sa seconde partie, que joua-t-il avec les Blancs dans la position suivante ?
Les Blancs jouent et gagnent
Solution : [ 8. b4 et le même piège que dans la partie précédente se referme sur le Fou adverse, mais avec couleurs opposées cette fois. Les Noirs jouèrent 8. … Fb6 et après 9. c5 ils doivent donner leur Fou pour un pion. Là aussi, comme dans la partie précédente, 8. … cxb4, 9. axb4 Fxb4 aurait été mieux pour les Noirs.]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
Deux gains la même après-midi, avec le même schéma en miroir pour prendre le Fou adverse au piège !
Avec cette belle victoire, l’équipe reste solidement en tête du groupe, avec Vandoeuvre 7 qu’elle devance à la faveur du goal average.
Cette ronde 2 nous voyait affronter à domicile l’équipe de Pont-à-Mousson, PAM pour les intimes. La feuille de match nous mettait en ballotage favorable. Une situation où l’excès de confiance devient souvent l’adversaire le plus redoutable.

Les victoires successives de Christophe et Abdou nous mirent rapidement sur les bons rails, laissant présager un match plutôt tranquille. Mais ce fut loin d’être le cas, PAM manquant de très peu l’occasion de nous arracher le match nul.
Revenons à Christophe : sur une erreur de son adversaire, il gagna une pièce en milieu de jeu. Après un échange assez rapide de toutes les pièces lourdes, il fit ensuite fructifier ce gros avantage matériel en finale. Un dimanche après-midi plutôt tranquille pour lui…
Pour Abdou, la position fut longtemps équilibrée, avant que son attaque sur l’aile Dame ne fasse la décision : le Roi noir qui s’y était réfugié souffrait d’une grande solitude, privé de ses pions trop avancés pour le protéger et de ses pièces massées sur l’aile opposée, trop loin du théatre des opérations.
Dans la position suivante avec les Blancs au trait, saurez-vous comme Abdou trouver le coup “ouvre-boîte” ? (difficulté : *). Attention : il ne s’agit pas d’une combinaison, juste du meilleur coup dans la position.
Les Blancs au traitSolution : [ avec 33. e4 les Blancs vont pénétrer de manière décisive dans le camp noir. L’activité de leurs pièces et l’extrême fragilité du Roi noir feront le reste. La partie se termina 9 coups plus tard.]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
Suivirent trois nulles, dont deux très jumelles : celles de Nathanaël et de Pablo. Les deux en 32 coups. Les deux avec un échange massif de pièces en milieu de jeu. Les deux avec une imprécision commise par nos joueurs aux alentours du 25e coup dont leurs adversaires n’ont pas su tirer profit. Les deux se terminant par un échec perpétuel de la Dame adverse.
La troisième nulle était celle de Nicolas, qui conclut la paix des braves après être passé à côté d’une combinaison complexe impliquant un sacrifice de Dame : autant dire que si vous n’êtes pas un super GMI ou Stockfish, vous n’envisagerez même pas le coup proposé par le logiciel. Donc pas de regrets à avoir…
Il y eut ensuite un faux-pas de Daniel : il se loupa complètement dans l’ouverture et se retrouva rapidement avec une pièce et un pion en moins. La suite ne fut plus qu’une longue agonie, son adversaire veillant au grain pour déjouer habilement les possibilités combinatoires qui auraient pu laisser un espoir de partage du point.
Les choses devenaient soudain moins claires quant à l’issue du match : à 2-1 et avec 2 parties encore en cours, toutes les éventualités restaient possibles. Olivier était plutôt en bonne posture sur l’échiquier, mais la position de Stéphane était très difficile.
La finale d’Olivier, même si gagnante selon Stockfish, restait très complexe, avec des pièces lourdes à l’action dans une position très ouverte, avec les deux Rois en plein courants d’air et avec un zeitnot qui ajoutait une forte pression. Autant dire que tout pouvait basculer en un instant d’un côté ou de l’autre. Olivier préféra finalement jouer la sécurité en proposant une répétition de coups à laquelle son adversaire ne tenta pas de se soustraire.
La partie décisive pour le score final se jouait donc sur le premier échiquier. En cas de victoire du joueur mussipontais, PAM arrachait in extremis le match nul. Plusieurs coéquipiers des 2 joueurs suivaient la partie avec attention, sans se douter qu’ils allaient assister à un petit mélodrame.
Au moment où Olivier avait conclu la nulle, Stéphane et son adversaire étaient en plein zeitnot mutuel dans une finale où le joueur de PAM avait un avantage gagnant, mais avec toutefois un Roi en position précaire que Stéphane menaçait de mater au moindre faux-pas des Noirs. La tension était palpable. Le joueur mussipontais, avec une Tour de plus, mais inactive pour le moment, manoeuvrait pour coincer le Roi de Stéphane. Il réfléchit sans plus trop se soucier de la pendule et … tomba au temps. Quand Stéphane le lui fit remarquer, il ne comprit pas tout d’abord, car ayant inscrit son dernier coup tout en bas de la feuille de partie, il pensait avoir atteint le 40e coup et croyait obtenir le rajout de 30 mn quand la pendule allait tomber à 0. Sauf que ces feuilles de partie (éditées par la Ligue Grand-Est, donc officielles) avait ceci de particulier que la première colonne de coups ne contenait que 36 coups, et non à 40. Quand il réalisa la chose, le joueur de PAM, submergé par la frustration, eut un accès de fureur, jeta une pièce par terre, demanda avec colère pourquoi on utilisait ces feuilles qui étaient du n’importe quoi, et sortit de la salle de jeu avec humeur. Il revint néanmoins peu après, calmé, s’excusa de son attitude, ramassa la pièce par terre, et signa les feuilles de partie. Il peut arriver à tout le monde de perdre ses nerfs, il faut juste s’en excuser après coup avec humilité, ce que tout le monde ne sait pas faire. Le joueur mussipontin a su le faire, il n’y a donc aucunement lieu de remettre en cause sa sportivité. Incident clôt. A noter enfin qu’au moment où il tomba au temps, il avait perdu son grand avantage et la position était redevenue objectivement nulle.
Cette victoire 3-1 nous maintenait en tête du classement du groupe.
D2 - Ronde 2
Pendant que l’équipe de N4 bataillait à domicile contre PAM, celle de Régionale 2 se déplaçait à Einville.

Comme lors de la première ronde, notre équipe s’imposa sur le score sans appel de 6-2. Andy et Benjamin firent le plein de points, quand Eric et Jules lachèrent chacun un point face au même joueur expérimenté de l’équipe adverse.
Une victoire qui permet à l’équipe de rester en tête du classement général, avec un départage très favorable.
Nationale 4 - Ronde 3
L’équipe se déplaçait à Stanislas-Echecs pour la 3e ronde. Selon la feuille de match, nous partions une nouvelle fois favoris.
Denis fut le plus rapide à dégainer. Dans une partie à sens unique, il gagna rapidement un pion (10e coup), puis une pièce (15e coup), puis 2 pions supplémentaires (22e et 23e coups) avant de créer un réseau de mat qui poussa son adversaire à l’abandon.
Olivier lui emboîta le pas. Son avantage fut un peu plus long à se dessiner, et se martérialisa d’abord sus la forme d’un pion, puis d’un second pion et de la précarisation du Roi adverse, ce qui obligea bientôt les Noirs à sacrifier leur Dame. La messe était dite, même si elle se poursuivit encore jusqu’au mat final.
Jean-Michel avait lui aussi déjà fait l’essentiel à ce moment-là. Son avantage était devenu écrasant, avec une pièce et un pion passé avancé de plus, il ne restait plus qu’à porter l’estocade en finale. Mais voilà, dans un moment de déconcentration, il joua le seul coup qu’il ne fallait pas, et… se retrouva mat le coup d’après. Une douloureuse expérience que nous avons déjà tous connu : celle de perdre une partie complètement gagnante. Restait à espérer que cela n’ait pas de conséquence sur le résultat final du match, le 3-0 attendu se transformant en 2-1 effectif.
Et bientôt en 2-2, Nathanaël ayant dû déposer les armes peu après la défaite de Jean-Michel. Après avoir perdu un pion à la sortie de l’ouverture, il ne vit pas venir, en milieu de jeu, une enfilade qui lui coûta une qualité. Il ne réussit pas à remonter ce handicap matériel, et préféra abandonner peu après dans une position désespérée.
Suivirent ensuite 2 nulles d’affilée aux 2 premiers échiquiers.
D’abord celle de Daniel, qui avec les Blancs avait dû faire face dès l’ouverture à un vicieux sacrifice de Fou sur f2. Les Noirs avaient obtenu beaucoup de jeu pour la pièce sacrifiée, amenant Daniel à redonner une qualité pour alléger la pression. Il finit par reprendre l’avantage, mais avait consommé beaucoup de temps pour y arriver. Le zeitnot lui fit accepter la répétition de coups proposée par son adversaire.
Ensuite celle de Stéphane, qui avait dû céder la qualité en milieu de jeu, mais avait néanmoins obtenu une compensation suffisante grâce à un pion passé arrivé en septième, qui empêcha les Noirs de pouvoir exploiter leur qualité supplémentaire. La nulle fut logiquement conclue.
Le score était à égalité, et il restait 2 parties encore en cours, celles des 2 Christophe. L’un des deux – le Ba – semblait gagnant, l’autre – le Be – semblait pouvoir obtenir la nulle sans trop de difficulté. Un scénario qui nous convenait parfaitement.
Christophe Ba avait, comme Stéphane, dû céder une qualité en milieu de jeu, mais elle était largement compensée par une phalange de pions centraux dont 2 étaient passés. Bien soutenus, leur avance pouvait s’avérer dévastatrice. Christophe manoeuvra habilement dans ce sens, et après avoir évité un dernier piège de mat, il put mener un pion à promotion, forçant l’abandon de son adversaire.
Le sort de l’équipe reposait donc sur les épaules de son capitaine Christophe Be qui ne devait surtout pas perdre. Il proposa la nulle dans une position de finale qui l’était objectivement, mais son adversaire la déclina dans l’espoir d’un coup du sort qui aurait pu lui permettre de sauver le match nul pour son équipe. Mais comme cela arrive souvent dans ces cas-là, il commit des imprécisions qui fragilisèrent son Roi, et Christophe put conclure l’affaire par un mat sur l’échiquier.
Saurez-vous le trouver dans la position suivante ? (difficulté : **)
Les Noirs jouent et font matSolution : [ avec 52. … Dd3+, 53. Rg4 (53. Rf4 g5+, 54. Rg4 f5+ 55. exf5 exf5#) f5+, 54. exf5 (54. Rf4 Fd6+, 55. e5 g5#) exf5+, 55. Rf4 (55. Rh4 g5#) Fd6#]
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La solitude de celui qui doit faire la décision…

Nous remportions donc le match sur le score de 4-2, nous maintenant dans le trio de tête à 9 points du groupe.
D2 - Ronde 3
L’équipe de Régionale 2 accueillait Vandoeuvre 8. Elle comptait faire aussi bien que lors des 2 rondes précédentes. Et elle réussit même à faire mieux !

Eric, Jules et Quentin s’imposèrent lors du premier round, mais Andy se fit surprendre par son adversaire et dut rendre les armes. Mais lors du second round, nos quatre joueurs firent le plein de points sans état d’âme.
Jules s’imposa donc dans ses 2 parties. La manière dont il y arriva fut assez curieuse.
Lors de sa première partie, la position suivante survint sur l’échiquier :
Les Noirs jouent et gagnentJules, qui avait les Noirs, joua le bon coup. Lequel ?
Solution : [ 10. … g5 prend le Fou blanc au piège. Après 11. Fg3 f4, la suite de la partie, le piège se referme et les Blancs doivent sacrifier le Fou par Fxf4. 11. Cxg5 hxg5, 12. Fxg5 était mieux pour les Blancs, qui restent néanmoins avec une pièce de moins.]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
Lors de sa seconde partie, que joua-t-il avec les Blancs dans la position suivante ?
Les Blancs jouent et gagnentSolution : [ 8. b4 et le même piège que dans la partie précédente se referme sur le Fou adverse, mais avec couleurs opposées cette fois. Les Noirs jouèrent 8. … Fb6 et après 9. c5 ils doivent donner leur Fou pour un pion. Là aussi, comme dans la partie précédente, 8. … cxb4, 9. axb4 Fxb4 aurait été mieux pour les Noirs.]
[sélectionner l’espace entre les crochets pour faire apparaître la solution]
Deux gains la même après-midi, avec le même schéma en miroir pour prendre le Fou adverse au piège !
Avec cette belle victoire, l’équipe reste solidement en tête du groupe, avec Vandoeuvre 7 qu’elle devance à la faveur du goal average.

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